Comment choisir son médecin traitant(Fastlege)?

Dr-Greg-House-tv-male-characters-17866050-500-375À peine installé en Norvège, première toux, nez qui coule, cloué au lit! Et là, catastrophe, vous n’avez pas fait les démarches nécessaires à l’obtention d’un médecin traitant… Contraint d »aller au urgences(Legevakt) locales, examiné après avoir attendu pendant 2h47 et renvoyé sans aucun traitement! Bienvenue en Norvège…

Trouver un médecin à l’étranger est souvent un important sujet de préoccupation pour les voyageurs et les expatriés. En Norvège, vous bénéficiez de la Sécurité sociale dès votre inscription au registre national norvégien d’état civil ( folkeregistret) de la commune de résidence. Cette inscription vous permettra d’obtenir un numéro d’identité ( fødselsnummer), nécessaire pour effectuer toute sortes de démarches en Norvège, entre autre obtenir un médecin traitant.
Une fois inscrit, vous recevrez un courrier de l’assurance sociale nationale ( NAV/ HELFO) vous demandant de choisir un médecin traitant près de chez vous.
2 possibilités s’offrent alors à vous:
20121229-121224.jpg– Via internet ( min fastlege) où vous pourrez trouver les médecins pratiquant dans votre ville et en choisir un.

– Par téléphone, au 810 59 500, d’où il vous sera attribué un médecin dans les environs.

Mais qui choisir, comment?
Au hasard?

Chaque médecin a sa propre « liste de patients », allant généralement de 600 à 2500, cela dépend des souhaits de la commune ainsi que de ceux du médecin.

95%, pour ne pas dire 99% des médecins en Norvège parlent l’anglais. On peut trouver une liste de médecins francophones sur le site de l’Ambassade de France, malheureusement, tous n’y sont pas inscrits…

Les critères pour juger son médecin généraliste sont nombreux et variables en fonction des attentes de chacun.

On peut juger de l’aspect extérieur, l’accueil téléphonique, la sympathie des secrétaires, la facilité à obtenir un rendez-vous ou l’accessibilité.

Les médecins sont généralement  » maîtres » de leur cabinet et de l’organisation de celui-ci.

Il faut savoir que les médecins en Norvège, pour la plupart, bénéficient d’un régime semi-libéral. Mais les cabinets médicaux en Norvège n’ont rien à voir avec leurs équivalents français, puisqu’ils sont plus proches de mini-cliniques composées de médecins et de secrétaires médicales, et où l’on fait des consultations bien entendu, mais aussi des tests sanguins ou urinaires, voire même, dans certains cabinets,des échographies.fotolia_163931_xs_300x300

Cela a un coût pour le médecin, qui n’est que partiellement pris en charge par l’état. Coût qui amène à organiser le cabinet de façon plus ou moins pratique selon, soyons honnêtes, l’engagement et l’éthique du médecin…

Le cabinet est-il à la page? A-t-il un site internet, la possibilité de prendre rendez-vous via ce site ou par texto? Quel délai avant d’obtenir un rendez-vous? Avec la nouvelle réforme, le patient doit pouvoir obtenir un rendez-vous dans les 5 jours, mais certains praticiens ne parviennent pas à proposer quoi que ce soit avant 3 semaines… En cas de « petite » urgence est-il possible d’obtenir une consultation le jour-même? Combien de « cases » sont prévues à cette effet, sachant que ce type de consultations rapporte moins qu’une consultation normale.

On peut également juger de la ponctualité. Une certaine tolérance est nécessaire sur ce point, du fait de la possibilité de voir arriver des urgences non prévues. Tout de même, certains essaient de ne jamais avoir plus de 30min de retard quand d’autres peuvent faire attendre leurs patients jusqu’à 1h30… Si ce type de retard est régulier, il faut bien se poser la question des motivations des propriétaires des lieux.

Pour ce qui est de la consultation elle-même, les médecins prévoient généralement 20min pour les consultations dites « normales » et 15 min pour les petites urgences . Certains médecins préfèrent ne pas utiliser plus de 15min quel que soit le type de consultation. Dans ces cas la, il vaut mieux aller directement à l’essentiel!

Qu’en est il du médecin lui-même? Comment peut-on le juger?

On peut utiliser des critères subjectifs, tels que le sens du contact, la confiance qu’il inspire.

Il y a aussi des critères plus objectifs:

– son comportement: Laisse-t-il le patient peut-il s’exprimer, explique-t-il le diagnostic, peut-on exprimer ces réticences?

– la mise à jour de ses connaissancse : si le médecin s’absente plusieurs fois par an pour des séminaires de formation, cela peut témoigner d’un souci d’actualisation de ses compétences. Est-il spécialiste en médecine générale ou en cours de spécialisation. Dans ce derniers cas, depuis combien de temps? Pour devenir spécialiste en médecine générale, il faut avoir travailler au moins une année à l’hôpital. Il faut donc prendre le temps de rechercher un emploi à l’hôpital, être prêt à se déplacer si l’hôpital n’est pas dans les environs et accepter une baisse assez importante du salaire. Tous ne sont pas prêt à ces « sacrifices » et décident donc de ne pas finir leur spécialisation.

– la langue est également un critère important, tout du moins pour les norvégiens et tant que l’on n’habite pas au milieu de nulle part…

– la disponibilité: se déplace-t-il en cas de nécessité?

– réfère-t- il systématiquement à un médecin spécialiste? Prend-il le temps de faire de la « petite » chirurgie?

Bien entendu, certains indices peuvent paraître positifs pour les uns et négatifs pour les autres.

Quoi qu’il arrive, on a le droit de regretter son choix, puisque l’on peut changer de médecin jusqu’à 2 fois par an. Alors… À vos claviers?

Stéphane Mukkaden

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