La Norvège, paradis de la voiture électrique

voiture-verteTrop chère, manque d’autonomie, réseau de recharge insuffisant… les reproches habituels à la voiture électrique ne manquent pas. Et pourtant, en Norvège, ce sont des voitures électriques qui caracolent en tête des ventes depuis plusieurs semaines.

En septembre, la Tesla S a damé le pion à l’indétrônable Golf. En octobre, la Leaf s’est arrogé pour la première fois la première place du marché, tous modèles confondus, avec 716 livraisons, soit 6 % des commandes nationales.  « Chaque mois, la Leaf fait partie du Top 5 en Norvège », assure Jean-Pierre Diernaz, responsable du développement des véhicules électriques chez  Nissan Europe. Comme si en France il se vendait plus de Zoé que de  Clio !

2012-Tesla-Model-S-interiorPourquoi un tel engouement ?  « La Norvège a mis en place une série d’incitations à l’usage que nous considérons comme très efficaces, explique Marie Castelli, secrétaire générale de l’Avere, l’association de développement de la filière électrique en France.  C’est le meilleur exemple avec le Japon et la Californie. » Cette expérience norvégienne prouve qu’une politique publique en faveur du véhicule électrique permet de surmonter assez rapidement ses handicaps. Cela peut paraître paradoxal de la part d’un des grands pays exportateurs de pétrole. Mais, comme en Norvège l’électricité vient essentiellement des barrages, le bilan total « du puits à la roue » est très favorable.

Les acheteurs échappent à la fiscalité sur l’automobile

Concrètement, quelles ont été les mesures mises en place ? D’abord, les acheteurs d’une voiture électrique échappent à la fiscalité sur l’automobile, très lourde en Norvège. La TVA est de 25 % et il existe aussi une taxe à l’achat qui peut aller jusqu’à 10.000 euros. Du coup, une Nissan Leaf revient moins cher qu’une Golf, alors que, dans les autres pays européens, les voitures électriques coûtent encore de 25 % à 50 % de plus que leur équivalent thermique. Ensuite, les grandes villes comme Oslo ou Bergen ont développé un réseau de recharge. Le nombre de bornes est à peu près équivalent à celui de la France pour une population douze fois inférieure ! Enfin, les conducteurs de voiture électrique bénéficient de certains avantages à l’usage qui facilitent leur quotidien : possibilité de prendre les couloirs de bus, parkings gratuits, exemption du péage urbain à l’entrée d’Oslo.

Tout cela forme un écosystème que les partisans de la mobilité électrique en France aimeraient bien reproduire. Mais les mesures fiscales sont difficiles à transposer en période de restriction budgétaire. Déjà la subvention à l’achat pour un véhicule électrique a été légèrement rognée lors de la révision du bonus-malus. Et la mission Hirtzmann, qui a pour vocation de déployer le réseau de recharge en France, se heurte à la réticence des collectivités d’investir dans une technologie encore incertaine.AUTOLIB'

Restent les incitations à l’usage. Sauf qu’à Paris il serait trop difficile d’ouvrir les voies de bus aux voitures électriques.  « On aurait les taxis, les Autolib, les bus, les vélos qui se partagent la même voie, ça commence à faire du monde, relève Marie Castelli.  C’est moins évident à Paris que dans une ville plus petite. »

Source: Les Echos.fr

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